Les alluvions modernes de la Seine et les argiles à silex déposées sur le plateau de Caux définissent le sous-sol de Rouen. En rive droite comme en rive gauche, les formations superficielles dépassent fréquemment 10 à 15 mètres d'épaisseur avant d'atteindre la craie sénonienne altérée. Cette succession de limons, de sables argileux et de craie molle conditionne directement les projets souterrains. L'analyse géotechnique pour tunnels en sols mous doit ici intégrer la présence quasi constante d'une nappe phréatique en équilibre avec le fleuve. Les gradients hydrauliques varient avec les marées et les crues hivernales, ce qui modifie sensiblement la pression interstitielle autour du front de taille. Pour affiner le profil de résistance dans les horizons compressibles, nous combinons souvent l'étude avec un essai CPT qui fournit une lecture continue de la résistance de pointe et du frottement latéral, et avec des essais triaxiaux pour déterminer les paramètres de cisaillement en condition drainée et non drainée.
Dans les argiles des plateaux rouennais, la pression de confinement au front de taille doit compenser une cohésion non drainée souvent inférieure à 40 kPa pour éviter tout décrochement.



