La géologie de la basse vallée de la Seine impose des contrastes hydrauliques sévères. On passe du plateau crayeux aux alluvions sablo-graveleuses en quelques centaines de mètres, et la nappe de la craie cénomanienne ne se comporte jamais comme un milieu poreux classique : ses perméabilités changent d’un ordre de grandeur selon la densité de fracturation. À Rouen, dimensionner un rabattement sans mesure locale, c’est accepter un aléa financier qu’aucun maître d’ouvrage ne devrait porter. L’essai de perméabilité sur site, qu’il s’agisse de la méthode Lefranc en terrain meuble ou du Lugeon en roche, nous sert à qualifier cette variabilité directement dans la couche cible. Le laboratoire intervient avec une foreuse équipée pour descendre la sonde au droit du projet, rive droite comme rive gauche, et nous livrons un coefficient k fiable pour les études d’écoulement. Sur des opérations d’infiltration d’eaux pluviales en zone Saint-Sever, la norme NF EN ISO 22282-2 encadre strictement les protocoles, et nous y ajoutons une corrélation avec les essais granulométriques quand la lithologie le permet.
Un essai Lugeon bien mené dans la craie rouennaise n’est pas qu’un chiffre : c’est le profil des paliers de pression qui révèle le régime d’écoulement laminaire ou turbulent de la fracture.



