À Rouen, on connaît bien le problème. La craie est partout, mais elle cache des surprises : poches de dissolution remplies d'argile, fracturations profondes, venues d'eau en coteau. Forer à l'aveugle dans ce contexte, c'est risquer des surcoûts en cours de chantier. La prospection par résistivité électrique permet de lever ces incertitudes sans ouvrir le sol. Le principe est simple : on injecte un courant et on mesure la réponse du terrain. La craie saine résiste, l'argile conduit, l'eau aussi. En combinant le sondage électrique vertical pour une lecture en profondeur avec la tomographie de résistivité pour une vue 2D, on obtient une image continue du sous-sol. C'est un outil de reconnaissance rapide qui oriente ensuite les décisions de fondation, qu'il s'agisse de pieux traversant les zones altérées ou de dallages bien drainés.
En contexte crayeux normand, le SEV distingue la craie massive de la craie altérée sans un seul coup de pelle mécanique.



