Rouen s’est construite en strates, de la rive droite historique aux extensions sur les plateaux crayeux. Le sous-sol alterne alluvions modernes de la Seine, argiles à silex, craie plus ou moins altérée et poches karstiques héritées de la dissolution du Crétacé. Chaque maille de projet — immeuble en reconversion rive gauche, extension d’activité sur la boucle de Rougemare — appelle une étude de mécanique des sols fondée sur le contexte lithologique réel. Le laboratoire exploite ici les essais pressionmétriques et pénérométriques croisés avec les sondages carottés pour caler un modèle géotechnique homogène. Sans cette lecture locale du sous-sol, les hypothèses de portance deviennent vite hasardeuses : la craie saine et la craie remaniée n’offrent pas du tout le même comportement.
À Rouen, la craie altérée et les alluvions de la Seine ne réagissent pas comme un sol homogène : seuls des essais pressionmétriques par horizon donnent une image fiable de la portance.










