La géologie de Rouen, avec ses marnes crayeuses du Crétacé qui affleurent sur les coteaux et ses alluvions modernes en bord de Seine, ne pardonne pas les approximations. Quand on projette une fondation profonde ou un soutènement en front de taille, la question n’est pas seulement de savoir si le sol « tient », mais comment il se comporte sous contrainte, avec l’eau qui circule dans ses pores. C’est là que l’essai triaxial prend tout son sens : on reconstitue en laboratoire les conditions de chargement réelles que le terrain de Rouen va subir, en contrôlant le drainage et la pression interstitielle. Pour certains projets en pente, on couple cette analyse avec une vérification de stabilité de talus afin d’avoir une vision complète du risque de glissement.
Un paramètre de cisaillement mal évalué de 10 %, c’est potentiellement des mètres cubes de béton en plus ou un glissement mal anticipé sur les coteaux rouennais.



